Au gre de mon temps, ...

Un peu de ma vie bretonne, mes passions, mes envies en broderies, cartonnage, patch, mon jardin...

30 janvier 2007

Mafate par Dos D'âne (suite)

Quand je vous disais que l'on avait plus envie de râler en arrivant en haut:

Mafate dans toute sa splendeur et sa grandeur!

Les petites tâches blanches sont les seules marques de vie dans cette immensité : des cases par-ci par-là, un îlet au milieu de la photo. Nous n'étions pas vraiment seul au monde, un superbe oiseau (désolé, je ne connais rien en Ornithologie) faisait de longs vols planés dans les courants d'air du cirque à quelques centaines de mêtres en-dessous de nous ( je l'ai entouré à gauche de la photo).

Quand à droite, ce qui est entouré représente un chemin à fleur de montagne à 800m d'altitude, une très longue randonnée vertiginieuse, que nous avons faite avec les enfants.

En continuant à longer notre paroi, les vues du cirque changent d'angle  donnant des perspectives différentes et toujours aussi belles

Vous voulez vous rapprocher? regardez tout en bas:

 

Il est tout petit le lit de la rivière en bas, faut pas avoir le vertige!

Au bout, le chemin nous ramenait sur la crête de la même montagne, mais cette fois-ci en sens inverse jusqu'à notre parking, en nous invitant à admirer à droite le petit cirque de Dos d'âne et à gauche Mafate.

Superbe ballade, le silence, l'air vivifiant, le soleil et pas un nuage pour gâcher la vue: un pur bonheur.

Si un jour, vous avez la possibilité, n'hésitez pas!


18 janvier 2007

Dos d'âne - île de la Réunion

Nous habitions dans les hauts de la ville de la Possession, un quartier appelé Sainte Thérèse, sur la route qui montait vers un petit cirque appelé Dos d'âne.

D'où vient ce nom, je ne serais le dire. J' imagine que la montée vers ce petit cirque perdu dans la montagne réunionnaise,devait se faire à pied et à dos d'âne, autrefois bien avant que l'homme est construit la route en lacets existante d'aujourd'hui.

 

C'est un petit cirque à 1100 m d'altitude où il faisait bon vivre et, où la culture des légumes est reine. Beaucoup de serres et de champs cultivés dans le fond du cirque.

Des légumes que l'on retrouvait sur les marchés des villes du Port et de St Paul, dans les magasins aussi.

Nous y montions de temps en temps pour pique-niquer quand nous recherchions le frais sans aller trop loin.

Mais la plupart du temps, c'était pour faire une randonnée qui ressemblait plutôt à une grande promenade vertigineuse pour redécouvrir ou faire découvrir la vue exceptionnelle sur Mafate ( je vous montre la prochaine fois) et en revenant à flanc de crête, la vue sur le petit cirque de Dos d'Ane( les photos au dessus) mais aussi sur la ville du Port côté mer.

Par dessus les crêtes des montagnes, la Rivière des Galets (le lit de rivière à gauche de la photo) et l'Océan Indien en fond et à perte de vue.

Mais, tout se mérite et il ne fallait pas avoir peur de grimper au départ(J'ai entouré le parking pour vous donner une idée).

Mais une fois en haut, c'était presque plat tout du long, chance!

Et puis la vue était époustouflante de partout, alors on n'avait même plus envie de râler.

 

 

12 janvier 2007

Première impression sur Mafate

J'ai regardé une émission, l'autre soir sur l'île de la Réunion et plus particulièrement sur la vie des habitants du cirque de Mafate . Cela m'a ramené dix ans en arrière, la première fois que j'ai vu ce cirque.

Nous avions attendu que notre petite dernière est atteint l'âge de trois mois pour l'amener faire un tour dans les nuages, ou plutôt au-dessus des nuages, plus précisement sur le site du piton Maïdo.

La montée en voiture est longue et un peu pénible. Là- haut, on se croirait en Bretagne dans la lande. Pas de genêts, mais des ajoncs partout et en fleurs en plus...  On avait amené nos pulls car il ne faisait guère plus de  12-14°. En bas, nous avions laissé  28°. Heureusement, le landau est là pour la petite, habillée comme une bretonne en hiver( lol), sa tétine à la bouche, elle souriait à son doudou.

De là,  on voit la mer en bas, là-bas .... tout en bas.

Ah oui, c'est époustouflant, grandiose... Le souffle coupé, l'air peut être,... plus pur, très vivifiant... On frise les 2200m d'altitude, quand même.

Allez, on avance. Est ce qu'il y aura des nuages qui boucheront la vue du cirque?

Non, on voit tout! Chance.

Le cirque de Mafate dans toute sa spendeur.

Cette vue superbe avec en fond le Piton des Neiges, le plus haut sommet de l'île et de l'océan Indien. Derrière lui à gauche, c'est le cirque de Salazie et à droite de la photo, derrière la barre de montagnes, c'est celui de Cilaos.

Quelques maisons, toutes petites, éparpillées un peu partout. Les malfatais vivent dans des ilets, sur plusieurs petits plateaux du cirque. Ils portent de jolis noms: îlet des orangers, Aurère, Roche Plate, la Nouvelle,....

Il faut savoir que pas une route n'existe dans le cirque, une piste dans la Rivière Des Galets, côté ouest, mais qui ne va pas très loin et qui est mise à mal à chaque cyclone car, dans le lit de la rivière. Juste des chemins d'un ilet à l'autre pour se déplacer, alors, on marche et des fois dangereusement. Le ravitaillement de nourriture, les urgences et les visites de la vie quotidienne (personnel médical, instituteur,etc.. ) se font par hélicoptère.

Il y avait beaucoup de monde sur le site du Maïdo et en même temps peu de bruit, quelques voix mais tout est d'un calme étrange.

C'est le plus secret des cirques de la Réunion. Un cirque qui se mérite aussi bien pour ses habitants: la vie est rude et simple tournée vers les travaux de la terre, que pour quiconque s'y aventure.

Dh a passé un week end  à randonner du côté de la Nouvelle, Roche Plate, Marla... Quand à nous, j'entends la famille en entier, nous n'avons fait que des randos, de quelques heures à la journée complète. Avec deux enfants d'une dizaine d'années et un bébé, pas facile de partir pendant tout un week end en randonnée.

Mais je vous montrerai déjà ça. Des vues magnifiques! Des souvenirs pleins la tête même une décennie après.

19 septembre 2006

Un zoo sans prétention

Un retour sur notre séjour à l'île de la Réunion.

Nous avons été dans les derniers à visiter un zoo sans prétention, petit et si agréable. Il faut dire que le prix que l'on avait payé à l'entrée nous avait laissés sans voix: 10frs par adulte et moitié prix pour les enfants.

Le zoo rencontrait des difficultés pour cause de mise aux normes européenne. Et oui, on avait beau être sous les tropiques en plein Océan Indien, on en était pas moins en territoire français donc rattaché à l'europe. Il fallait des millions et des millions de francs à l'époque et personne, comme souvent dans ces cas là, ne pouvait ou ne voulait payer. Il était donc en sursis au moment où l'on se décida à le visiter et malheureusement ferma quelques semaines plus tard. Dommage, vraiment dommage!

En attendant, nous avons pu voir beaucoup d'animaux de cette région du monde, des oiseaux magnifiques dans leurs volières, toutes sortes d'animaux dans leur enclos peu fermé voir très fermé et pour cause. 

 

Ce fut la première fois de ma vie que j'approchais des félins.

Il y avait même Symba, c'est du moins le commentaire de ma fille à l'époque.

C'est vraiment majestieux ces bêtes là. Elles dégagent une puissance tranquille. Plus tard, bien plus tard, j'en ai de nouveau approché au zoo de Vincennes et j'étais toujours aussi fascinée.

Deux heures plus tard et après que chacun eut commenté chaque parcelle de ce zoo, il ne restait plus qu'à faire un tour sur l' îlot aménagé en terrain de jeux repéré au départ du circuit par la petite. L'abandonnant à la garde de ses frères, nous, nous avions mérité une petite pose.

Bel après-midi (sous un soleil de plomb) de découvertes pour petits et grands dans un monde que l'on approche pas assez souvent à mon goût.

20 juin 2006

Aujourd'hui, on repart

Quelques années auparavant, sur une autre île: la Réunion.

Grand Bassin est un endroit exceptionnel, retiré de la civilisation moderne. Les conditions de vie sont hors de notre temps: pas de route pour y accéder, pas d'électricité (un oubli de l'état) et pourtant quelques familles vivent encore ici, à plein temps. Les autres remontent pour la semaine et n'y reviennent que les WE.

Un belvédère construit au-dessus du vide, nous donne une vue d'ensemble à laisser sans voix. Les maisons paraissent bien petites, même la cascade de gauche est en miniature. Faut pas avoir le vertige!

La seule possibilité d'y accéder reste le chemin qui plonge dans les 1700m de dénivelé. Un monte-charge dont on croise les câbles dans notre descente, existe pour les besoins des autochtones.

Nous avions passé une nuit en bas chez l'habitant. La descente fut un peu longue, mais pas désagréable.

Vous vous rappelez la cascade minuscule. Elle grandit à vue d'oeil.

La civilisation aussi, se rapproche.

Heureusement, nous avions croisé quelques randonneurs dans notre descente. On se sent facilement bien seul, perdu dans cette nature. Heureusement, les chemins de randonnées réunionnais sont parfaitement balisés.

Pas de télé en bas, juste la nature et la curiosité qui a amené les plus courageux d'entre nous, jusqu'à la cascade qui avait grandi sous nos yeux pendant notre descente. Elle est de belle taille vue de près.

Après un repas créole illuminé au courant produit par un générateur, direction dodo car il fallait remonter le lendemain.

La dame qui nous recevait, disait qu'en moyenne, ils mettaient trois quarts d'heures pour remonter. Moi, j'ai mis trois bonnes heures, un calvaire. Il faut dire que je profitais bien de la cuisine réunionnaise depuis quelques années. De plus, le dénivelé était plus que rude.

On croisa un monsieur qui s'entraînait pour le Grand Raid (une course à pied annuelle qui traverse l'île du sud-est au Nord-ouest) au début de notre remontée. Et pour me narguer sûrement, il nous doubla pendant notre ascension en courant.

Mais le plus rageant, c'est qu'il poussa le vice à refaire un deuxième tour sous notre nez! Quelle endurance!

Un peu plus tard cette année-là, nous vîmes à la télé qu'il était le number one du Grand Raid, titre qu'il endossait régulièrement.

20 avril 2006

Croc Park (suite)

Dans les fosses à élevage,

les crocos étaient mimines, beaucoup plus petits. Nous étions en train de les admirer quand un employé est rentré  le plus naturellement du monde dans l'enclos et en est ressorti ..... avec lui (sur la photo de gauche).

Passé notre stupeur, nous nous sommes approchés et avons osé le caresser: le dos de l'animal est très dur par contre le ventre très, très doux comme le daim.

La ferme.

3

Certaines poules étaient toutes blanches et une queue très fournie. on pouvait aussi voir des cabris, des paons dont un tout blanc, etc...

Un enclos avec de jolis petites maisons pour les oies , majestueuses, sur leurs petites pattes.

La mare aux canards, enfin plutôt le bassin,

 

Voilà, une belle ballade dans un parc superbement aménagé, un havre de paix.

Une visite sous 34°quand même! On avait encore choisi notre jour. Et pour finir:

Voilà le seul croco que nous avons ramené à la maison.

19 avril 2006

Croc Park

Aujourd'hui, nous avons un vrai temps de Bretagne, devinez.......

réveil sous une pluie  continue et prévue pour au moins toute la journée.

C'est pour cela que je vous amène sur l'île de la Réunion en 2000 pour parler d'un parc qui a ouvert ces portes pendant notre séjour.

Il s'agit de:  Croc Parc

 

Un parc dédié aux crocodiles, gentilles p'tites bêtes!

Mais aussi à l'époque, quelques animaux de basse-cour que l'on trouvait dans cette région de l'Océan Indien.

On commence par les crocodiles:

Des bassins joliment aménagés, entourés de grillages hauts avec de toutes petites ouvertures pour filmer ou photographier. 

Ne cherchez pas les crocos, vous n'en trouverez pas! Juste quelques yeux qui dépassaient dans l'eau: il faisait trop chaud.

Il y en a qui ont de la chance, nous, par contre pas de bain!

Un autre bassin:

        

Certains étaient à peine visibles dans l'herbe, d'autres restaient rôtir  au soleil et piquer une tête de temps en temps.

 

Leurs tailles allaient d'une longueur d'un bras d'adulte à plusieurs mêtres. 

Encore un autre bassin, lui était habité par un énorme spécimen, environ quatre mêtres.

A part la gueule ouverte, il ne bougeait pas l'ombre d'une paupière. 

Peut être dormait-il les yeux ouverts ou rêvait-il au festin qui se baladait derrière le grillage et qu'il ne pouvait pas atteindre......

   

Dommage, le grillage gâche un peu la photo...

D'un autre côté, .....s'il y en avait pas eu, je ne serais sûrement pas là pour montrer tout cela!

A bientôt pour la suite......   

17 mars 2006

les broderies venant de Madagascar

Après les broderies de Cilaos, je vais vous montrer un autre genre de broderie que l'on trouvait dans les bas (de l'île), bien plus abordable venant tout droit de Madagascar, sur les marchés bien sûr, mais un endroit, en priorité, pour remplir tous ses yeux: les halles malgaches.

C'est en franchissant les portes des halles  que l'on découvrait des allées débordantes de broderies : des nappes, des chemins de tables, des sacs à pain, des napperons.... Sans oublier tous les objets en bois : boites scupltéees, lampes, chaises, plateaux, tables, maquettes.Des pierres aussi, des T-shirt....

Un vrai paradis pour toutes celles qui aiment. 

Je suis allée très souvent dans ces halles, pour le plaisir des yeux et j'avoue celui d'acheter. On a qu'une vie. Mais je m'égare, revenons à nos broderies.

Toutes brodés à la main, de fils de coton, de soies aux milles couleurs, Il y en a partout sur les étales, en hauteur dans les allées.

De belles broderies traditionnelles aux points lancés, passé plat, passé empiétant, broderie Richelieu comme nous les connaissons en Europe mais aussi des broderies traditionnelles de Madagascar( petits personnages  sur fond de scènes de vie). Beaucoup ne font apparaître aucune différence entre l'envers et l'endroit de la broderie .

16 mars 2006

les Jours de Cilaos

Je vais vous parler des différentes broderies que j'ai pu admirer et acheter sur l’île de la Réunion.

Les fameux "Jours de Cilaos" tout d'abord qui sont nés dans un cirque perdu dans la montagne Réunionnaise. Il paraît bien loin des bas de l'île quand on empreinte l'unique route en lacets avec ses tunnels à même la roche, avec ses ravins profonds, ses paysages, somptueux, ses encarts....

Et enfin, la vue sur le Cirque à vous couper le souffle qui se dévoile à la sortie d'un dernier tunnel .

Douce civilisation que l'on retrouve au bout du chemin après plusieurs heures de voiture  et ... d'arrêts pour admirer ces paysages grandioses  hors du temps où l'on se sent  si peu de chose...

Cilaos, ville avec ses lacs, sa tranquilité, ses températures clémentes, loin des chaleurs parfois suffoquantes des bas, surplombée par le fameux piton des Neiges, sommet le plus haut de l'île et de l'océan Indien .

C'est dans ce cirque qu'est réalisée une broderie à jours "dite de Cilaos".

A travers des générations de brodeuses, elle a acquis une renommée mondiale. Sa technique est très bien expliquée dans ce beau livre.

Je m'étais adonnée un peu à cette technique à cette époque après son achat.

Et comme j'ai visité  ce village, plusieurs fois j'ai aussi ramené plusieurs de leurs broderies : travail très fin réalisé par des mains patientes et pleines de talent .