Au gre de mon temps, ...

Un peu de ma vie bretonne, mes passions, mes envies en broderies, cartonnage, patch, mon jardin...

19 septembre 2011

On me demande....

On me demande souvent ce qui nous manque le plus de notre vie à Tahiti.

    Je pense que c'est ça:

Ce plaisir, cette sérénité d'évoluer dans ce monde à part qui me, nous, manque le plus. 

Il y a un endroit sur la côte ouest près d'une marina que certains appelle Les Eboulis.

Peu de plongeurs fréquentent cet endroit. Pas assez technique pour les uns, pas suffisant pour justifier le prix d'une sortie en société de plongée pour les autres. 

Mais ceux qui y vont, apprécient le détour et surtout les poissons qu'on y rencontre dans ses gros amas de coraux reposant ça et là sur un lit de sable fin et qui portent bien leur nom.

On peut à loisirs admirer ces beaux spécimens que sont les Pterois si dangereux pour nous.

On y croise aussi d'autres que l'on a plus ou moins l'habitude de voir dans les eaux du coin comme ce poisson scorpion ou ce poisson pierre.

Pour cela, il faut vraiment prendre son temps, avoir l'oeil.

Ce poulpe qu'on a failli rater (heureusement qu'on avait des pros avec nous) et qui change de couleur dès qu'il a peur. Attendrissant!

Heureusement très peu de Taramea que l'on considère ici comme une peste proliférant rapidement en se nourrissant sur le corail et le tuant à petit feu.

Plus loin, un copain qui s'amuse:

Tout cela pour vous montrer la taille de ces loches et de l'aspect de la peau de celle-ci qui je vous rassure est morte.

Nous continuerons notre exploration à la recherche d'autres Pterois, les rois de cet endroit.

Voilà pour cette plongée en lagon.

 


01 septembre 2011

Les grandes vacances...

Les grandes vacances se terminent, une nouvelle vie s'annonce.

Après six années passées à Tahiti, nous avons décidé de rentrer, la préretraite de DH s'installe tranquillement et je ne me voyais pas rester encore quatre années de plus là-bas.

Le départ ne s'est pas fait sans émotion et sans chants.

De gros bisous à ceux qui ont posé pour les photos souvenirs avec nous, ceux qui sont restés l'autre côté des objectifs et ceux qui nous avaient déjà dit au revoir les jours précédents (lol).

Que de souvenirs merveilleux!

 

24 juin 2011

Si j'essayais

Une grande fête se prépare à la maison.

J'ai sollicité un copain pour me ramener quelques feuilles de palmiers afin de parer ma varangue pour cette occasion. Le voilà qui me ramène un coffre bien chargé, noix de coco, fleurs...

Bon, il n'y a plus qu'à être à la hauteur...

Il s'agit en gros de transformer ces grandes feuilles de palmiers appelées ici niau d'environ deux mètres en trois paniers tressés.

 

Je n'ai trouvé personne pour m'expliquer comment faire, mais j'avais tressé du pandanus il y a quelques années, alors, YAPLUKA!

J'ai tressé et pas stressé comme on se moquait dans mon entourage, pendant deux soirées pour en arriver à quelque chose comme ça. J'en ai mis un peu partout.

Ma fille a cueilli presque toutes les fleurs du jardin et même récupéré celles d'un vase. Doux Epoux avait pour mission d'attacher toutes les noix de coco.

Sûrement pas dans le pur art Maohi (tahitien), disons plutôt dans l'art Popa'a (les français européens de Tahiti),...

 ... Mais assez fière de moi tout de même!

Reste plus qu'à tresser dresser la table et faire la fête autour du ma'a tahitien.

17 juin 2011

C'est fini

La dernière heure du collège a sonné. La sortie des classes a eu lieu ce matin clôturant ainsi un cycle de quatre années d'études de notre miss.

Elle a eu sa convocation pour les épreuves de DNB (Diplome national du brevet) qui se dérouleront lundi et mardi prochain.

Bonne chance ma fille!

 

Posté par Gaëlle pour Ile de Tahiti - Laisser votre commentaire [4]

14 juin 2011

Il est revenu...

DH s'est enfin décidé à faire graver son ukulele. Peu partisan du fait, le sien, m'a t-il toujours dit, sert avant tout à jouer et n'a pas vocation à faire salon.

Moi, je les préfère paré comme tatoué.

L'esthétique passe bien après le son qui est privilégié à l'achat. Mais certains aiment les graver sur un thème qui leur est cher.

Il a donc fini par le laisser partir avec quelques désidératas, dauphin, tortue, et .... simplicité.

Place donc au talent du graveur.

Il est beaucoup plus beau maintenant. Le son n'a pas changé et Doux Epoux est reparti content "ukuleler" mardi midi.


06 juin 2011

Du côté de la côte ouest

Je vous ai déjà parlé de ce spot de plongée sur la côte ouest en face du musée de Tahiti.

Animation1

De la mer, par temps clair, on découvre les hauts monts de l'île à travers la vallée de la Tiperui ainsi que le Diadème que l'on revoit sous d'autres angles de la côte nord et que nous avions approché lors d'une randonnée  jusqu'au Jardin du Gouverneur.

Animation3Ce spot de plongée s'appelle la Source, tout simplement parce qu'une source sort du platier dans l'océan, pas très loin des vagues que forme la barre de corail où les surfeurs aiment se retrouver.

Et pendant que certains se démènent avec leur vague en surface, d'autres s'en vont  découvrir tout cela en profondeur.

Avant de voir la source, nous descendrons dans les profondeurs à la recherche de tous les spécimens alentours.

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1En remontant vers les surfeurs dont nous apercevrons d'ailleurs les planches qui passent bien au-dessus de nos têtes, nous atteignons enfin de l'eau trouble qui nous ramènera à cette source.

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Naturellement on se fait un devoir de traverser sa trajectoire dans une eau très froide.

Le coin est préservé et nous avons même croisé une tortue.

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Et comme sur le chemin du retour, il a fallu aller faire le plein à la marina, je vous laisse admirer d'autres richesses de mer, celles des hommes cette fois-ci.

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09 mai 2011

week end pluvieux

Une énorme dépression qui ne nous quitte plus nous amène son lot de pluie et de grisaille sur nos belles îles depuis plusieurs jours.

Cela ne m'a pas empêché d'aller faire un tour au marché samedi matin.

Les soirées des départs annuels se succédant, quelques cadeaux souvenirs sont les bienvenus.

J'aime bien me balader dans ce marché à l'occasion. On y retrouve une ambiance pleine de couleurs, de folklore, de monde surtout comme cette fois-ci où des touristes étaient descendus d'un paquebot.

Le pandanus reste à l'honneur dans une bonne partie des stands. D'autres sont couverts de bijoux avec nacres et perles noires.

J'y ai pris mes habitudes avec le temps. Si je fais le tour à l'étage régulièrement pour tout ce qui est souvenirs, c'est avant tout le bas du marché qui m'intéresse pour aller chercher mes petites provisions comme les petites tomates avec mon papy chinois, les bébés bananes avec ma mamy tahitienne, ...

C'est devenu mon péché mignon, ces petites bananes qui ne sont pas plus longues qu'un index. La mamy m'a même dit qu'elle les appelait les bananes popa'a.

            Je sais, c'est plein de calories, mais....

 

15 mars 2011

Pour me rassurer,

Pour rassurer ma famille et mes amis, qui s'inquiètent comme moi après la déclaration que je viens d'entendre de Mr Pernaut sur TF1, voici un extrait d'un article paru sur le site de la dépèche de Tahiti un des deux quotidiens de la Polynésie Française.
 
Nuage Nucléaire

Pas de risques majeurs pour la Polynésie

Publié le mardi 15 mars 2011 à 01H00

 

Réunion entre le Pays et le haut-commissariat

Le haut-commissariat et le Pays se sont réunis, hier après-midi, pour faire le point sur la crise nucléaire au Japon.

Les autorités se veulent rassurantes quant à une éventuelle contamination.

Les risques concernent davantage l’hémisphère nord, à savoir les côtes américaines et européennes.

Une réunion était organisée, hier après-midi, à la résidence du haut-commissaire, à Papeete. Elle rassemblait des représentants de l’État, comme le secrétaire général Alexandre Rochat et la porte-parole Magali Charbonneau. Le Pays était représenté par Bruno Cojan, directeur de cabinet du ministre de la Santé, Nicolas Bertholon.

L’objectif était de faire le point sur les événements au Japon et surtout de rassurer la population quant à une éventuelle menace nucléaire. Au vu des explications apportées par Gérard Therry, directeur de Météo France, et de l’analyse physique présentée par Patrick Bouisset, chef du laboratoire de l’Institut de radioprotection et de surêté nucléaire (IRSN), la Polynésie a très peu de risques d’être contaminée par une éventuelle pollution nucléaire. Il semble que les retombées seront infimes sur l’hémisphère sud. Dans l’éventualité où le nuage radioactif viendrait à se propager dans le Pacifique, les risques intéresseraient particulièrement les zones nord, c’est-à-dire les côtes américaines, notamment l’Europe, et pratiquement pas la Polynésie française.

L’IRSN dispose d’un laboratoire d’analyses à Mahina, transféré depuis un an et demi à Vairao. Une surveillance radioactivité effectuée depuis 1962 en Polynésie française. Le laboratoire est capable de mesurer toutes les radionucléides présentes dans l’atmosphère. Les résultats sont régulièrement publiés dans un rapport annuel. Si un plan d’alerte venait à être lancé, lié avec les événements du Japon, les fréquences de surveillance seraient augmentées. Mais on n’en est pas encore dans ce cas de figure. Des opérations effectuées en métropole à la suite de l’explosion de la centrale de Tchernobyl.

Concernant les pastilles d’iode, il existe un stock national que l’on pourrait faire parvenir très rapidement en Polynésie française, en cas d’urgence, de façon à les distribuer rapidement à la population. Si le nuage venait jusqu’à nous, il mettrait 15 jours. Une période suffisante pour organiser cet acheminement.

Des prévisions qui restent valables dans l’état actuel de l’accident nucléaire japonais.

 Et puis rajouter à cet article

“La menace d’une vraie catastrophe nucléaire est bien réelle avec toute cette radioactivité enfouie dans le sous-sol de Moruroa et Fangataufa”

Tea Hirshon, représentante UPLD (Parti indépendantiste)

“Nos cœurs battent beaucoup en ce moment avec la tragédie que vivent les Japonais. On nous dit que le nuage radioactif resterait dans l’hémisphère nord. Mais il n’y a pas de certitudes, quand même. Bien sûr qu’on s’inquiète beaucoup aussi pour nous. En tout cas, on reste tous vigilants, en espérant qu’on ne sera pas touchés. Mais nos pensées vont d’abord au Japon.

Nous craignons toujours qu’un tremblement de terre se produise plus près de chez nous. La menace d’une catastrophe nucléaire est bien réelle, avec toute cette radioactivité enfouie sous le sous-sol de Moruroa et Fangataufa. C’est une vraie menace, surtout pour les populations alentour. Ce n’est pas pour rien que Julien de la Gravière a parlé d’un effet ricochet pour l’atoll de Tureia.”

“Il existe, en France, un stock national de pastilles d’iode”
Magali Charbonneau,porte-parole du haut-commissariat

“Par rapport à un événement qui interviendrait dans le Pacifique Sud, il existe, en France, un stock national de pastilles d’iode, déployable en des temps extrêmement rapides, dans n’importe quel territoire. Que ce soit en métropole ou en outre-mer, on aurait la possibilité de récupérer la quantité nécessaire de pastilles, et la distribuer à la population très rapidement. Par ailleurs, on est peu pénalisé par les délais, pour ce qui concerne la Polynésie française, car, comme vous le savez, il n’y a pas de centrale nucléaire à la ronde, à 10 000 km du pays, et un nuage éventuel ferait le tour dans l’hémisphère en une quinzaine de jours. Donc, on aurait largement le temps de mettre en place des mesures nécessaires, notamment l’interdiction de consommer des produits alimentaires, et tout ça serait géré.”

“S’il y a risque, ça va surtout intéresser l’hémisphère nord”
Bruno Cojan, directeur de cabinet du ministre de la Santé, représentant le Pays

“On travaille partenariat avec le haussariat, qui nous a associés dans cette réunion de travail. Au vu de l’éclairage apporté par le directeur de Météo France et l’analyse du représentant de l’IRSN, la Polynésie a très peu de risques d’être contaminée par cette pollution. Ça ne touche que l’hémisphère nord. Il y a un risque infime de retombées sur l’hémisphère sud. Le message fort, c’est de rassurer la population au vu de l’éclairage de la Météo. S’il y a risque, ça va surtout intéresser l’hémisphère nord, donc les côtes d’Amérique et éventuellement l’Europe. Mais pratiquement pas la Polynésie.”

“Très peu d’échanges de masses d’air entre l’hémisphère nord et sud”
Gérard Therry,directeur de Météo France

“Une fois qu’un polluant est émis dans l’atmosphère, quelle que soit sa nature, il va être transporté et diffusé par les vents. Mais il y a très peu d’échanges de masses d’air entre l’hémisphère nord et sud. En conclusion, on n’est pas du tout sous le vent de ce qui se passe au Japon. Si un polluant est émis dans l’atmosphère, il va être emporté dans la zone de zonage, et pour faire un tour d’hémisphère, il va mettre une durée caractéristique d’une quinzaine jours. Si un nuage radioactif se propageait, il se dirigera vers le centre du Pacifique puis vers les côtes ouest des USA.”

Alors au vu de tout ceci, j'aime à me rassurer que nous avons été bien plus contamié avec Chernobyl en Bretagne à l'époque que nous le serons dans une quinzaine de jours en Polynésie.

11 mars 2011

Drôle de journée

Qui commence par un réveil brutal vers 2h 40 par le téléphone qui sonne. Beurkkk !

A l’autre bout du monde ma mère qui au-delà de l’inquiétude, n’a pu s’empêcher de nous appeler en plein milieu de l’après midi tout en regardant les déferlantes d'un tsunami qui s'abattent sur le Japon après un énorme tremblement de terre.  

Bien sur nous dormions à cette heure-là, mais une fois rassurée, on arriva plus ou moins à retrouver les bras de Morphée.

5 heure: nouveau coup de fils. C’est la chaîne téléphonique du travail de mon époux qui se met en branle pour nous prévenir qu’une alerte au tsunami est déclenchée. Il sera dit que nous serons debout tôt aujourd’hui, ni reposer, ni calme et encore moins après avoir ouvert la TV et découvert sur CNN et LCI, des images d'horreur et de désolation qui finiront de nous réveiller.

Evidemment, naturellement serait le mot juste, les vagues arrivent vers nous avec une évaluation de 1 à 2 m sur Tahiti attendues à partir de 7h15.

Nous sommes priés de monter à trois mètres. Nous ne bougerons donc pas de la maison. Les Iles Marquises seront moins bien loties avec une attente de vagues de 2 à 4 m, là-bas pas de lagon mais un océan profond qui n'atténuent pas les vagues avant d'arriver sur les îles.

Décidément, hier avait lieu une première, un exercice géant d’évacuation des écoles de Papeete suite à un tsunami et là ce matin, nous nous retrouvons tous devant cette réalité mais l’alerte étant tôt, les écoles resteront fermées aujourd’hui.
Bien sur les populations comme les fois précédentes ont été évacuées des bords de mer et des vallées et nous avons même reçu un SMS du Haut Commissariat nous annonçant notre état d’alerte, une première. Mais hélas toujours une sirène très faible non perçue par nous. Heureusement, le téléphone a bien marché.


Voilà nous avons attendu nos vagues qui ont sévies pendant plus d’une demi heure avec des montées entre 40cm et 1m n’occasionnant aucun dégât.

Une chance !

J’ai rappelé ma mère sur Skype pour la réconforter  parce qu’en regardant cette poussée de mer qui arrachait tout en avançant dans les terres du Japon, j’imaginais son impuissance nous sachant endormis dans une zone qui est loin d'être à l'abri.

Espérons que toutes ces secousses s’arrêtent bien vite maintenant au Japon et que la vie petit à petit reprenne sa place même si le chemin sera long pour oublier, pour réparer.

Quand à nous, l'alerte a été levée en fin de matinée en Polynésie et le Air France cloué au sol depuis le matin a décollé vers 11h30.

Nous avons perdu le beau soleil du matin et le tonnerre a pris le relais de notre matinée ensoleillé avec des trombes d'eau suivi de pluie sous un ciel bien gris toute l'après-midi.

Décidément quelle bien triste et longue journée!

28 février 2011

Coucou!

Vous le savez, depuis quelque temps, la vie sous-marine me passionne.

Nous sommes allés plonger en océan sur une faille au nord de Papeete.

Et même si ce monde peut paraitre hostile aux premiers abords, il est difficile de vous expliquer ce que l'on ressent devant toute cette beauté fragile.

 

Bien sur tout n'est pas que beauté, des dangers parfois magnifiques sont présents.

 Le premier sort souvent de nulle part et n'hésitera pas à vous charger voir vous croquer et le second est aussi beau qu'empoisonnant bien que très peureux.

Bref, un mot d'ordre vigilance et ce n'est pas toujours simple.

Voilà au bout de trois quarts d'heure d'exploration en tout genre, nous arrivons à une espèce de canyon. Une fois traversé, un courant vous ramène sur un platier plus haut avant de pouvoir par la suite rejoindre le bateau.

J'aime beaucoup cette sensation de se laisser porter par le courant. Tout le monde se retrouve à la même enseigne, nous, les poissons, les algues, un vrai ballet.